
Cinq raisons de suivre le HSBC SVNS féminin de Singapour

La saison du HSBC SVNS atteint son zénith et il faudrait être fou pour en manquer un seul instant. Les matchs à quitte ou double ne vont pas manquer à Singapour.
1. Nouvelle-Zélande – Australie : pour qui le titre ?
La Nouvelle-Zélande et l'Australie ont illuminé la saison 2024-2025 du circuit HSBC SVNS féminin, et à Singapour, les fans pourront voir les meilleures équipes du monde s'affronter une fois de plus, cette fois avec le titre en jeu.
Les Black Ferns disposent d'un avantage, et il est considérable. Leur avance de huit points repose sur une impressionnante série de trois médailles d'or et deux d'argent lors des cinq étapes disputées jusqu'à présent. Cette forme insolente signifie que les Australiennes (deux médailles d'or, une d'argent, une de bronze et une quatrième place) doivent gagner et espérer que leurs rivales trans-tasmaniennes terminent à la sixième place ou pire.
Cela peut sembler impensable, étant donné que la pire performance de l'équipe de Sarah Hirini en presque deux saisons de SVNS a été une cinquième place à Perth l'année dernière. Mais cela vaut la peine de se rappeler que l’incertitude constitue l’essence même du sport.
2. Une lutte acharnée pour les places de la Grande Finale
De Londres à Suva en passant par Rio de Janeiro, les nerfs seront à vif ce week-end alors que les fans prient pour que leurs stars du SVNS compostent leur ticket pour Los Angeles et la Grande Finale, les 3 et 4 mai.
La Grande-Bretagne, les Fidji et le Brésil savent que tout est possible à condition d’arriver jusqu’à la ‘Big Dance’, la finale d’un tournoi, mais l'une de ces trois équipes va manquer le spectaculaire final de la saison.
Le week-end a été difficile pour la Grande-Bretagne à Hong Kong, notamment battue en prolongations par une Chine survoltée lors du match pour la neuvième place. Les Britanniques en sont réduits à jeter un œil fébrile dans le rétro. Actuellement huitièmes et derniers qualifiés, elles ont vu leur avance sur un Brésil inspiré réduite à seulement cinq points.
Les deux nations espèrent être en mesure de produire leur meilleur rugby et dépasser les Fidji, septièmes avec un point d’avance. Mais tout peut aller très vite : les insulaires du Pacifique étaient onzièmes il y a quelques semaines à peine...
3. Le jeu se poursuit et les autres font de leur mieux
Ce qui est formidable pour les fans – et légèrement préoccupant pour ceux qui sont en tête et en bas du classement – c'est que plusieurs grands noms semblent retrouver leur meilleure forme au bon moment.
Le match pour la médaille de bronze entre le Canada et la France a sans doute constitué le match du week-end à Hong Kong. Ce qui n’est pas rien pour un tournoi éblouissant d’un bout à l’autre. Les deux équipes ont retrouvé leur meilleur niveau au Kai Tak Stadium. Le Canada, médaillé d'argent olympique, a arraché la victoire de haute lutte, 21-17.
Ajoutez à cela des Fidji en pleine forme et une équipe japonaise qui a failli battre l'Australie à Hong Kong à la dernière minute, et l’on peut s’attendre à quelques feux d'artifice à Singapour.
4. Un format qui ne laisse pas droit à l’erreur
Pour la deuxième fois cette saison, les 12 équipes s'affronteront en quatre poules de trois le premier jour, seuls les vainqueurs se qualifiant pour les demi-finales. Ce format intense, appliqué au deuxième tournoi quand deux étapes se succèdent en une semaine, garantit des émotions dès le départ et ne laisse aucune place à l'erreur.
Les leaders néo-zélandaises seront mises à l'épreuve dès le début : elles vont affronter le Brésil de Thalia Costa dans la poule A, tandis que le choc de la poule B verra l’Australie et le Japon s’affronter.
La poule C pourrait bien être la plus relevée avec les rivaux nord-américains États-Unis et Canada se disputant la place qualificative aux côtés de la Grande-Bretagne. Les Américaines seront-elles capables de répéter leur exploit du Cap, où elles ont remporté l'argent lors du dernier tournoi disputé sur deux jours ?
La France, les Fidji et l'Irlande complètent la poule D.
5. Attrape Levi si tu peux
Pardon de mentionner encore une fois Maddison Levi dans nos raisons de regarder le tournoi, mais franchement, impossible d’ignorer un tel phénomène. Voir la jeune femme de 22 ans débouler à pleine vitesse est sans aucun doute une expérience à vivre. Et ce qui est formidable, c'est qu’elle le réalise presque tout le temps.
L'Australienne a marqué 14 essais à Hong Kong, un exploit qui semblerait dingue si elle n’avait pas accumulé de tels chiffres toute la saison. Elle en est, sur la saison, à un total de 44 essais en seulement 20 matchs disputés. Époustouflant.
Levi a dépassé la brillante Charlotte Caslick le week-end dernier pour devenir la meilleure marqueuse d'essais de tous les temps pour son pays, et elle est désormais sur le point de dépasser les 200 essais en carrière à Singapour. À ne manquer sous aucun prétexte.